Matcha bio : comment vérifier qu'il l'est vraiment
Trois mentions doivent figurer côte à côte sur l’étiquette. Si l’une manque, le produit n’est pas régulièrement étiqueté — et ça se vérifie en deux minutes.
L'essentiel
« Bio » est un terme protégé. Contrairement à « grade cérémonie », « premium » ou
« artisanal », il ne s'écrit pas librement : son usage est encadré par le
règlement européen 2018/848, et il implique des mentions obligatoires sur
l'emballage.
La bonne nouvelle, c'est que ces mentions sont faciles à lire une fois qu'on sait
où regarder. Et qu'elles sont vérifiables publiquement.
Les trois mentions obligatoires
Sur tout produit alimentaire biologique préemballé vendu dans l'Union européenne,
trois éléments doivent figurer ensemble, dans le même champ visuel.
L'Eurofeuille. Le logo vert avec les étoiles en forme de feuille. C'est le
logo officiel de l'agriculture biologique de l'Union européenne. Il est
obligatoire, et lui seul fait foi — les logos privés, les mentions « naturel »,
« sans pesticides » ou « écologique » ne prouvent rien.
Le code de l'organisme certificateur. Juste sous l'Eurofeuille, au format
`XX-BIO-NNN`. Les deux premières lettres sont le pays de l'organisme, les trois
chiffres son identifiant. En France, `FR-BIO-01` correspond à Ecocert France,
`FR-BIO-09` à Certipaq, `FR-BIO-10` à Certisud, et ainsi de suite.
La mention d'origine. Juste en dessous : « Agriculture UE », « Agriculture
non UE », ou « Agriculture UE/non UE » selon la provenance des ingrédients
agricoles. Lorsque la totalité provient d'un même pays, celui-ci peut être nommé
— d'où le « Agriculture Japon » que vous verrez sur nos emballages.
S'il manque l'un des trois, le produit n'est pas régulièrement étiqueté. Ce
n'est pas un détail de forme : c'est la seule preuve que quelqu'un a réellement
contrôlé la filière.
Ce que le code vous apprend
Le code ne désigne pas le producteur : il désigne l'organisme qui a certifié le
dernier opérateur ayant préparé le produit.
C'est une nuance importante et souvent mal comprise. Si un matcha japonais est
conditionné ou étiqueté en France par une entreprise certifiée par Ecocert
France, le code affiché sera `FR-BIO-01` — même si le thé, lui, pousse à 9 000
kilomètres de là. Ça ne signifie pas que le thé est français : la mention
d'origine, juste en dessous, est là pour ça.
C'est notre cas. Nos matchas viennent du Japon, et nous les étiquetons nous-mêmes
en France sous notre propre certification. C'est un choix : il implique un
contrôle annuel sur notre site, mais il nous rend directement responsables de ce
qui est écrit sur l'emballage. Le détail des régions productrices japonaises explique pourquoi nous sourçons à Aichi et Kagoshima.
Vérifier un certificat en deux minutes
C'est la partie que presque personne ne fait, alors qu'elle est publique et
gratuite.
Côté français. L'Agence Bio publie un annuaire de tous les opérateurs
notifiés en France. Vous y cherchez le nom de l'entreprise et vous obtenez son
numéro bio, son organisme certificateur et son statut. Un opérateur absent de cet
annuaire n'a pas le droit de commercialiser du bio.
Côté organisme. Chaque organisme certificateur met à disposition un moteur de
recherche des certificats qu'il délivre. Vous y retrouvez la raison sociale, la
période de validité et les activités couvertes.
Le certificat lui-même. Un opérateur sérieux vous le fournit sur simple
demande. Vérifiez la date de validité, la raison sociale exacte, et que les
activités listées correspondent bien à ce qu'il fait.
Les nôtres sont publiés directement sur la page
Transparence & Certificats — les nôtres comme
ceux de notre producteur japonais. Nos trois grades certifiés sont réunis dans le Trio Découverte.
Les signaux qui doivent alerter
Pas d'Eurofeuille, mais le mot « bio » partout. Le plus fréquent, notamment
sur les marketplaces. Aucune valeur.
Un logo bio inconnu. Certains pays ont leur propre logo — le JAS japonais,
par exemple — mais pour une vente dans l'Union européenne, l'Eurofeuille et le
code certificateur restent obligatoires.
Un code certificateur sans mention d'origine. Les trois éléments vont
ensemble.
Aucune adresse d'exploitant. L'identité et l'adresse du responsable de
l'étiquetage sont obligatoires sur toute denrée préemballée, bio ou non.
Le refus de fournir le certificat. Il n'y a aucune raison légitime de refuser
un document qui est public par nature.
Bio ne veut pas dire bon
Une dernière chose, parce qu'elle est source de confusion.
La certification biologique porte sur le mode de production : pas de
pesticides de synthèse, pas d'engrais chimiques, contrôle annuel de la filière.
Elle ne dit rien de la récolte, de la durée d'ombrage, de la finesse de mouture
ni de la fraîcheur.
Il existe d'excellents matchas non bio et des matchas bio médiocres. Les deux
critères sont indépendants et doivent se vérifier séparément — le premier sur
l'étiquette, le second dans le bol. Si vous découvrez le matcha, notre guide pour bien commencer aide à distinguer les deux.
Questions fréquentes
Le logo JAS japonais suffit-il ?
Non pour une vente en Union européenne. L'Eurofeuille et le code certificateur
sont requis en plus.
Que signifie « Agriculture non UE » ?
Que les ingrédients agricoles proviennent de pays hors Union européenne. Ce n'est
en rien un défaut : c'est le cas de tout thé japonais.
Un matcha bio est-il exempt de résidus ?
La certification interdit l'usage de pesticides de synthèse et impose des
contrôles. Les opérateurs sérieux font pratiquer des analyses multi-résidus en
laboratoire indépendant et les tiennent à disposition. Demandez-les.
Puis-je vérifier moi-même un opérateur étranger ?
Oui. Chaque opérateur exportant du bio vers l'Union européenne détient un
certificat délivré par un organisme reconnu, avec un numéro. Demandez-le et
vérifiez-le auprès de l'organisme émetteur.
AICHIMY STUDIO est notifié auprès de l'Agence Bio sous le numéro 307849 et
certifié par Ecocert France, code FR-BIO-01. Nos certificats et nos analyses sont
consultables sur Transparence & Certificats.